Quand j’entends ces femmes se faire traiter d’autrice (que mon iPhone veut remplacer par autruche, ça en dit long), d’écrivaine ou de chercheuse, je perçois une injustice flagrante. Les hommes ont le droit de garder pour eux un mot qui ne donne pas immédiatement la nausée, et c’est aux femmes qu’on impose, sous prétexte d’égalité, ces mots parfaitement ridicules, dont le ridicule semble échapper à la plupart des femmes qui les emploient, tendant ainsi presque à l’insulte.
Je pense que les hommes, au contraire, devraient payer leur domination passée et que ce sont eux qui devraient être appelés avec des noms ridicules qu’ils porteraient tel un bonnet d’âne expiatoire.
Je me demande à quel point je suis sérieux en écrivant ça, mais vraisemblablement beaucoup plus qu’il n’y paraît.









































